Publié le 19 Septembre 2011

« Comme la goutte d’eau sur un morceau de sucre »

Article publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du lundi 19 septembre 2011

À l’occasion des Journées du patrimoine, était organisée hier après-midi une visite guidée pas comme les autres puisqu’il s’agissait de découvrir un bâtiment… sinistré : l’ancienne filature géante à étages de DMC.

Cette ex-usine qui court sur environ 140 m de long et est haute de trois étages, date de 1812.

"Entraînée par la plus grande machine à vapeur d’Alsace, cet important vestige de la Révolution industrielle est aujourd’hui laissé à l’abandon et menacé de destruction." En compagnie de Francis Fricker, président de la société Godefroy Engelmann, Marie-Claire Vitoux commente avec force détails, une grande précision et un mordant certain, la fin programmée de cet ensemble immobilier, actuellement propriété de Superba.

Et de rappeler notamment l’incendie "qui a ravagé un tiers du bâtiment. Le toit est fichu et l’eau tombe dans les faîtières des murs dont le calcaire est de mauvaise qualité. La pluie le fait fondre comme une goutte d’eau sur un morceau de sucre".

Particulièrement remontée contre le spectacle de désolation qu’elle « offre » à la vue d’une quarantaine de personnes, la professeur d’histoire contemporaine à l’UHA peste également en raison de l’absence de protection contre l’incendie et le vandalisme : "La récupération sauvage de métaux comme les gouttières ou celle de piliers en fonte est monnaie courante. Je ne parle pas des squatteurs et autres graffeurs qui investissent le site régulièrement."

La présidente d’honneur du Conseil consultatif du patrimoine mulhousien dit sa colère "que rien ne peut être fait contre ces dégradations qui se produisent à vitesse grand V, le propriétaire ne gérant pas son patrimoine".

La démolition du bloc vapeur en mai dernier (*) est aussi largement évoquée (et stigmatisée) par l’historienne avant qu’elle n’entraîne son groupe de visiteurs parmi les gravats et les monticules de débris divers.

P.-M.G.

(*) Voir les DNA du 22 mai 2011.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 16 Septembre 2011

Haut-Rhin - Défense du patrimoine historique

Un combat qui commence

Intervention à la conférence-débat du vendredi 16 septembre 2011 à Mulhouse

Le Cercle Républicain 68, dont les objectifs sont de promouvoir les valeurs de la République une et indivisible, laïque, démocratique et sociale, a été fondé en 2003 par Edouard Boeglin, conseiller municipal de Mulhouse délégué au patrimoine, et décédé en avril 2009 peu après être parvenu à décrocher le « label d’art et d’histoire » pour sa ville. Un label sous condition et pour 5 ans, dont la reconduction n’est dont pas acquise… surtout si ce qui existe est laissé à l’abandon, voire volontairement jeté en pâture aux bras aveugles des pelleteuses mécaniques.

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes engagés aux côtés de la société Godefroy Engelmann pour le combat qui nous réunit ce soir au sujet de l’hôtel Weber, pour la défense du patrimoine historique mulhousien et plus largement haut-rhinois... Un combat qui ne fait que commencer et pour lequel nous devons mutualiser les efforts, en dehors de tout esprit de chapelle.

Ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas tant la destruction programmée d’un immeuble ancien, témoin des débuts de la Révolution industrielle en Alsace, et correctement conservé dans un écrin de verdure.

Ce qui frappe, c’est que cette démolition ait pu être projetée, en catimini, MALGRE l’inscription de la maison à l’inventaire général du patrimoine culturel, et CONTRE l’avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France.

C’est le signe d’une capitulation : celle d’hommes politiques – normalement garants du bien commun et de l’intérêt général – devant des intérêts particuliers à court terme, alors même que d’autres solutions sont envisageables.

Ce manque de vision est tout à fait symptomatique du fait que le problème de l’aménagement du territoire – car c’est bien de cela dont il s’agit au fond – est aujourd’hui pris à l’envers, par le petit bout de la lorgnette. Il est le signe d’une société qui aplatit l’existence humaine en la réduisant à la seule dimension économique.

Non, nous ne sommes pas seulement des agents économiques, consommant-produisant-communiquant-se divertissant, transformables en tableaux statistiques, en indicateurs chiffrés ou en pourcents de fromage…

Nous sommes aussi des humains civilisés, des poètes, des gourmets, des amoureux, des promeneurs et même… des citoyens, ces grains de sables qui gênent tant les tenants du tout économique.

Et c’est justement à ce titre que nous sommes déterminés à mener ce combat pour le patrimoine, cet héritage que nous ont légué nos ancêtres (parfois malgré eux) et que nous aurons à transmettre aux générations futures.

Sans rougir de nous.

Mathieu Lavarenne

président du Cercle Républicain 68 « Edouard Boeglin »

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 14 Septembre 2011

Article publié dans le journal L'Alsace le 14 septembre 2011

« Il faut sauver la maison Weber »

En marge des Journées du patrimoine, le collectif « Sauvons l’hôtel Weber — 1797 » organise deux rendez-vous militants.

Le premier, vendredi soir, vise à informer « les Mulhousiens qui aiment leur ville » de la destruction programmée de la maison Weber, située 6-14 boulevard Roosevelt.

Projection de photos, interventions d’experts de l’association Vieilles maisons françaises, présentation des membres du collectif (Société Godeffroy-Engelmann, Cercle républicain 68 Édouard Boeglin, Europe Écologie Les Verts Mulhouse-Trois Frontières, PCF Mulhouse) et débat public ponctueront la soirée.

« Notre collectif se met au service des Mulhousiens afin de sauver ce patrimoine qui est source d’avenir économique, car il n’y a pas de contradiction entre économie et patrimoine. La fondation du Diaconat peut s’agrandir sans détruire cette très belle maison », martèle Francis Fricker, président de la Société Godeffroy-Engelmann. « Notre patrimoine culturel, architectural ou industriel participe à l’intérêt général, complète Aline Parmentier, pour le PCF Mulhouse. Nos édiles n’ont pas la volonté de le préserver, comme si tout devait être fait pour gommer le passé ouvrier et industriel de la ville. Quand ils décident de réhabiliter un quartier ils utilisent l’expropriation et là, ils ne peuvent rien faire ? », s’indigne-t-elle.

Visite guidée de DMC

C’est pourquoi le collectif, à travers la voix de Djamila Sonzogni, d’Europe Écologie Les Verts, lance un appel au maire de Mulhouse : « S’il ne sauve pas cette maison, il va commettre une très lourde erreur. Non seulement il s’est assis sur une réglementation pour donner le permis de démolir, contre l’avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France, mais en plus son grand centre-ville se résumera à un grand plan de circulation. »

Dimanche après-midi, l’historienne Marie-Claire Vitoux guidera les visiteurs sur le site de DMC « abandonné aux démolisseurs ». Les militants rappellent que c’est grâce à la mobilisation citoyenne que des sauvetages comme celui de la maison During ou des Euronanas ont été réussis.

C.B.

Y ALLER

Vendredi 16 septembre à 20 h 15 à la salle Sainte-Marie, 44, rue des Franciscains à Mulhouse ;

dimanche 18 septembre à 14 h 15 à l’entrée du site DMC, allée des Platanes.

Pétition en ligne sur : cerclerepublicain68.over-blog.com

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 14 Septembre 2011

Patrimoine / Pour l’hôtel Weber et les édifices menacés

Article publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 14 septembre 2011

Collectif de surveillance

À l’occasion des Journées du patrimoine, le collectif « Sauvons l’hôtel Weber » entend rappeler à la municipalité que Mulhouse, labellisée ville d’art et d’histoire, a l’obligation de préserver la première manufacture qui a été construite en dehors des murs de la cité.

La maison Weber, à l’inventaire des Bâtiments historiques, située en Zone de protection du patrimoine architectural et paysager urbain, est menacée de destruction en raison d’un projet d’extension du Diaconat, propriétaire du terrain et de l’édifice. (Photo archives DNA — Ph.A.)

Le collectif, constitué de la société Godefroy-Engelmann, de particuliers, du Cercle républicain 68 cher à Édouard Boeglin, mais aussi d’Europe écologie — Les verts et du Parti communiste français, veut « être le poil à gratter », comme dit Francis Fricker, président de la société Engelmann, de Mulhouse afin qu’elle n’oublie jamais que son label de « Ville d’art et d’histoire », une distinction unique en Alsace obtenue grâce au travail acharné d’Édouard Boeglin, se mérite et se justifie en préservant les derniers vestiges industriels et historiques de la cité.

Le collectif, qui s’est retrouvé hier à l’Avenue, a clairement fait comprendre qu’il ne « se ferait plus avoir » comme pour la destruction d’une partie de la filature DMC par Superba. Son combat se focalise sur la préservation d’un édifice : l’ancien hôtel Weber, première manufacture construite en 1794 en dehors des murs de Mulhouse, qui appartient à la fondation du Diaconat. L’édifice est dans un état de conservation remarquable. Mais le propriétaire, prétextant une extension impossible de sa plateforme hospitalière, et forte de permis de démolir et de construire, envisagerait de le raser ( DNA du 22 mai).

Des états généraux

Le collectif profite de ces Journées du patrimoine, pour annoncer la couleur, d’abord en organisant un débat public demain soir et en proposant une visite guidée du site DMC dimanche, avec Marie-Claire Vitoux, présidente honoraire du Conseil consultatif du patrimoine mulhousien.

Tous les partenaires du collectif « Sauvons l’hôtel Weber » ont insisté sur le fait que leurs actions s’inscrivent dans le temps et surveilleront, quartier par quartier, à l’aide de bénévoles, l’état du patrimoine urbain. A terme, le collectif entend organiser, « puisque la municipalité ne le fait pas », les états généraux du patrimoine de Mulhouse.

E.Ch.

Réunion publique le vendredi 16, 20 h 15, au 44 rue des Franciscains et visite guidée à DMC le dimanche 18, à partir de 14 h 15.

Collectif Sauvons l’hôtel Weber : engelmann.patrimoine@gmail.com

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 11 Septembre 2011

HALTE AUX DEMOLITIONS !!!!

« Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays. Il faut faire une loi pour cela... Quels que soient les droits de la propriété, la destruction d'un édifice historique et monumental ne doit pas être permise… Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté ; son usage appartient au propriétaire, sa beauté … à nous tous. Donc le détruire, c'est dépasser son droit. »

Victor Hugo (1825)

OUI

Le riche passé industriel de Mulhouse est menacé de disparition progressive.

Des ensembles importants ont été totalement détruits depuis les années 60 mais grâce à la mobilisation de citoyens, d'universitaires, d'associations et d'élus des réhabilitations et des sauvetages ont été réussis : par exemple la Maison During Avenue Kennedy.

En mars 2009, la ville de Mulhouse a obtenu, sous conditions et pour 5 ans, le label "Ville d'art et d'histoire".

1) dans le même temps l'usine DMC est progressivement abandonnée aux démolisseurs là où la ville y a envisagé une grande opération de requalification pour préserver ce patrimoine exceptionnel.

2) la maison Weber, datant 1794, située au coeur de la ville est aussi menacée de démolition.

Il a été délivré un permis de démolir en contradiction évidente avec le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et avec celui de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). On n’a pas voulu tenir compte de l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France (ABF) alors que cet immeuble est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel et qu'il n'est absolument pas en état de ruine et pourrait sans difficulté être reconverti utilement.

La volonté du propriétaire, - la clinique du Diaconat - de réaliser une extension sur ce site et le parc qui l’entoure ne justifie pas cette démolition. Comme l'a indiqué l'Architecte des Bâtiments de France dans son avis défavorable sur le permis de construire cette extension, il est possible de construire la même superficie de plancher en réalisant un étage supplémentaire. Donc de préserver la maison Weber.

La presse locale a évoqué, il y a quelques mois, cette regrettable décision. L'expérience a pourtant montré partout, y compris à Mulhouse, que la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine constituent un investissement créateur de richesse et non une charge.

Nous ne comprenons pas cette décision, ni d’autres destructions similaires et irréversibles.

Nous appelons toutes les bonnes volontés à se mobiliser avec nous pour empêcher le développement de ce mal.

Venez à notre réunion d’information vendredi à 20h15 et à la visite guidée du site DMC dimanche 18 Septembre à 14h15 !

Vous aimez votre ville ?

Aidez-nous à protéger son patrimoine ancien en péril !

N'hésitez pas à nous faire connaître toute autre situation similaire ailleurs dans le département.

Nous entamons un travail de veille et de collectage sur le sujet du patrimoine historique dans le Haut-Rhin.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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