Publié le 31 Octobre 2012

Pour info, le mensuel Heb'di a publié au mois d'octobre un article concernant le projet de réaménagement du Parc Steinbach. Entre temps, le rapport du commissaire enquêteur a rendu un avis négatif, mais les informations rendues publiques méritent d'être connues par les citoyens, et notamment les contribuables. Chacun en pensera évidemment ce qu'il voudra. Et la pétition reste toujours d'actualité.

Pour signer la pétition, cliquer ici.

Pour accéder aux pièces du dossier.

Pour lire le rapport analytique rédigé par un ancien directeur du service des espaces verts de Mulhouse.

Pour consulter l'avis du commissaire-enquêteur.

"La terrasse du maire"

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 17 Octobre 2012

Square Steinbach - Dossier analytique

Le square Steinbach : chronique d’un sort annoncé ?

Dossier analytique et critique
réalisé par J.-P. REDURON
(à son initiative)
ingénieur horticole et botaniste,
ancien Directeur du Service des Espaces Verts
de Mulhouse,
des Missions sur l’Environnement puis le Développement durable
de Mulhouse et de l’Agglomération mulhousienne,
désormais expert-conseil dans le domaine du Végétal

Préambule

Ayant été informé d’une visite commentée du square Steinbach à propos de son réaménagement, j’y ai participé de façon spontanée. Ne connaissant pas le projet - que je pensais être une rénovation - n’ai-je pas été particulièrement surpris d’apprendre qu’il s’agissait d’un « réaménagement », plutôt d’une transformation radicale, concept qui motivait l’abattage de 80 arbres et arbustes environ. J’acceptai bien volontiers d’improviser un descriptif de cet espace paysager et de ces principaux arbres, en tant qu’auteur de l’ouvrage « Les plus beaux arbres de Mulhouse » et surtout visiteur de ce square depuis 1971 à nos jours soit plus de 40 années.

A la suite de cette visite commentée, relayée par la Presse, j’ai été l’objet de demandes croissantes d’informations par des proches, des particuliers, d’anciens collègues de travail, d’associations dont évidemment la Société Godefroy-Engelmann et d’autres structures. Constatant cela, j’ai décidé - à titre personnel - de réaliser un dossier succinct de type expertise afin de faire connaître ma position et de le remettre aux personnes intéressées, concernées ou mobilisées.

Une dernière précision. Ce dossier a été réalisé sur la base de connaissances et de documents personnels, d’éléments qui m’ont été communiqués suite aux réunions et à l’enquête publique. Je n’ai pas eu connaissance du dossier technique, ni pris le temps de faire des recherches historiques approfondies. Dans le cours de cette rédaction, j’ai appris l’avis négatif du Commissaire enquêteur, ce qui est un point positif mais non suffisant. Il se peut que certaines analyses, manquant de renseignements historiques, techniques ou mal relayés, ne soient pas appropriées.

Style paysager

« Mulhouse est ville d’art et d’histoire, bravo : mais l’art paysager historique y a-t-il droit de cité ? »

Le square Steinbach appartient au style romantique succédant au style régulier « à la française » dont l’apothéose fut Versailles. Son dessin est attribué aux frères BUHLER au milieu du 19ème siècle, paysagistes et auxquels on doit les plus beaux parcs de Bordeaux, Lyon, etc., et renommés autant qu’ALPHAND, créateur des parcs Monceau et Montsouris à Paris.

Le style romantique tranche avec l’ultra-régularité précédente. Il organise des cheminements en courbe, des pelouses surélevées au bord pour masquer les chemins à distance (effet de verdure), plante des massifs d’arbres et d’arbustes aux formes souples, expose des arbres de grande venue, souvent des espèces de collection, parfois ajoute des fausses ruines, etc.

Avec le temps, les squares de ce style sont devenus de véritables « poumons verts » des villes, certains arbres étant devenus de grands vénérables, les massifs s’étant densifiés, le tout devenant des espaces climatiques semi-fermés et d’ambiance reposante dans un air épuré.

L’aspect visuel et pictural du départ s’est enrichi…

Le projet proposé prend le contre-pied d’une rénovation dans le respect du style initial (avec une adaptation raisonnée à notre époque), il s’agit d’une transformation radicale vers un square « design », dépouillé, épuré, perdant une grande partie de son intimité, privilégiant les liaisons piétonnes avec la ville environnante (elles existent déjà en suffisance), le square étant considéré comme un lieu de passage ouvert, etc. En bref, on passe du parc de style romantique à une forme d’urbanisme paysager moderniste à dominante visuelle (incomplet par ailleurs en termes de technicité).

L’ajout d’une grande arabesque de haies miniatures n’est en revanche pas incompatible avec le style du 19ème siècle, car, à la fin de ce siècle, avant de passer à des « espaces verts » plus modernes, on a adjoint aux squares romantiques des petits espaces réguliers, formant des rappels de style précédent. Historiquement, ce square possédait des carrés réguliers en son extrémité ouest (1844). Cela dit, de telles arabesques exigent un choix soigné de l’essence employée et, accompagnées de fleurissement par des plantes de tailles basse, moyenne et élevée, procurent un décor esthétique fin mais fragile, avec un impératif : un entretien minutieux (et coûteux) ainsi qu’une protection efficace contre les dégradations de tous types.

Enfin, je tiens à préciser que je n’ai rien contre les jardins et compositions végétales d’architecture très contemporaine - au contraire - j’apprécie l’architecture contemporaine et au-delà l’art contemporain, et j’ai la chance par mes expertises de visiter de nombreuses villes de France en y regardant ces nouvelles réalisations. Mais il s’agit généralement d’espaces nouveaux, des terrains rendus vierges par la structuration ou l’extension de la Ville. Ce sont des novations paysagères où un modernisme paysager très diversifié a toute sa place.

Pour le square Steinbach, ce concept me paraît déplacé à la fois sur le plan du respect du patrimoine et du site choisi.

Avec le temps, Mulhouse, ville considérée comme peu architecturale, s’est constitué une panoplie architecturale de toutes époques, visible et visitable au travers de la Ville (en plus des architectures industrielles). J’ai personnellement choisi de recréer le parc Wallach dans un style régulier « à la française » - alors que ce n’est pas mon goût personnel - de manière aussi à ce que Mulhouse se dote peu à peu d’un éventail de styles paysagers, allant jusqu’au concept de nature en ville à d’autres endroits.

L’arbre remarquable en ville : pourquoi le condamner ?

Pourquoi faire disparaître les grands arbres des villes, et même les plus modestes, lorsqu’ils ont atteint leur plénitude, leur taille, leur couronne développée donnant leur effet maximum en termes d’esthétique, d’ombrage, d’amélioration du climat, de capacités biologiques, etc. ? Chaque génération doit pouvoir bénéficier des efforts de ceux qui ont planté par le passé ces belles essences sachant qu’elles profiteront aux générations futures. Ces arbres vénérables sont un symbole parfait du développement durable et du respect de l’environnement.

Alors que Mulhouse s’est depuis longtemps engagé dans une politique verte (Plan vert) et environnementale (Charte d’écologie urbaine, Plan municipal d’Environnement, Programme de Développement durable, etc.), il est surprenant de prévoir l’abattage de beaux et grands arbres, option balayant d’un revers de main, les orientations de la Ville ayant contribué à transformer son image grise et industrielle en une ville verte et vouée à l’environnement.

D’après les éléments en ma possession, seuls les arbres classés seraient conservés (en plus de quelques autres), ce qui condamne par exemple, les arbres suivants :

• Grand Cyprès de Lawson devant le Théâtre, arbre multitronc au feuillage bleuté : qui gêne-t-il ? Il est pratiquement isolé (seulement associé à un beau pin noir) et non responsable de la trop grande densité du parc. On me répond qu’il gêne dans la perspective ! Mais il fait bonne figure devant le théâtre que l’on peut voir aussi en perspective. Faut-il couper un arbre remarque pour une perspective ? Triste condamnation. Il vaut mieux le mettre en valeur.

• Très bel if fastigié ayant atteint son effet optimum (le long de la rue Wicky). En isolé. Qui gêne-t-il ? Un fuseau élégant émeraude foncé. Respecte les formes arborées des anciennes cartes postales.

• Vieux genévrier (le long de la rue Wicky). ayant pris des formes étonnantes, contemporaines. Belle pièce à conserver pour une esthétique nouvelle, un clin d’œil au modernisme dans un square rénové dans le respect de son style…

• Cèdre (au fond de la pelouse centrale) : planté pour symboliser le Liban, à la demande d’une personnalité originaire de ce pays et venue s’investir à proximité. Son abattage renverse le symbole initial…

• Thuya d’Occident : qualité moyenne, mais cela ne motive pas une condamnation… On peut essayer de lui donner plus de vigueur.

• Savonnier. Même si l’arbre actuel n’est pas formidable (quoique : il a simplement poussé du côté opposé à la butte), cette essence bien adaptée aux climats continentaux et fleurissant en été (ce qui rare) devrait être diffusée au sein du parc.

• Hêtre pourpre. Planté en remplacement d’un très grand et très vieux sujet. Classique dans ces parcs romantiques. Incertitude sur son sort…

• Quel devenir pour les grands arbres (marronniers, érables) procurant une ombre agréable, situés juste à l’ouest de la place de jeux ? Sont-ils sacrifiés également ?

• etc.

• Enfin, l’historique Paulownia du Musée des Beaux-Arts. Grand âge. Devenu une sculpture végétale. L’assise est bonne, quoique ancienne par endroits. D’accord pour le remplacement par 4 arbres en carré, mais seulement après sa disparition naturelle (sauf risque de chute). Pourquoi le sacrifier dès à présent : respectons son âge vénérable !

Notre société sait couper un arbre séculaire en quelques minutes…

Déclassement = Déboisement

Au total, on parle de 80 arbres et arbustes qui seront éliminés pour supprimer le caractère « intraverti » du Parc. Les arbustes ne sont pas à négliger, car le parc forme un tout et qu’ils jouent un rôle complémentaire à celui des arbres. L’abattage d’arbres donne toujours lieu à des dégâts collatéraux non prévus (racines endommagés, gabarit des engins, damage du sol, assèchement de l’air, etc.) qui se révèlent parfois plusieurs années après ; on peut les estimer à 10-15% environ. En ajoutant la place de la Paix (et j’espère encore aucun autre site !) où l’on se débarrasse de 16 tilleuls presque tous adultes, pas assez esthétiques, c’est une bonne centaine d’essences ligneuses qui sont condamnées. Un véritable déboisement au cœur de la Ville. Ce qui nécessite d’ailleurs un déclassement ? ! Où est le Plan vert, le Plan d’Environnement etc. ?

Le devenir de la butte boisée : attention à la technicité autre que décorative !

Le square Steinbach comporte une butte boisée située côté rue Alfred ENGEL. Elle recouvre en fait un ancien bunker, dit-on.

Dans le projet, selon les sources, cette butte, soit reste telle quelle bien que plantée d’arbustes couvre-sol, soit reprofilée (« arasée » ou « aplanie au sommet »).

Plusieurs arbres de cette butte ont pris des proportions importantes (hauteur, couronne). Cela dit, leur enracinement demeure superficiel : les racines ne pouvant descendre profondément ont probablement recouvert en coiffe la construction souterraine. Avec le temps, tout cela s’est stabilisé, mais il importe de ne pas endommager le réseau racinaire, même de façon limitée. Cela augmenterait la sensibilité au vent et diminuerait la stabilité des grandes arbres avec risque de chute. D’autant que les épisodes climatiques (orages…) sont de plus en plus contrastés. Il est donc impératif de ne rien toucher sur cette butte. Attention à l’enlèvement d’arbustes ou de petits arbres, ce qui détériorerait l’assise racinaire. Attention à des plantations de sous-bois avec le même effet.

Je crois savoir qu’il est prévu un déboisement (« éclaircissage ») au pied ouest de la butte. Attention à nouveau ! Les arbres concernés peuvent avoir servi d’écran, sachant que les arbres périphériques d’un bosquet ayant poussé face aux intempéries (vent…) sont plus résistants que ceux de l’intérieur. C’est le cas du parc de Pourtalès à Strasbourg : les grands arbres moins aguerris aux aléas climatiques sont tombés car ils se sont retrouvés en première ligne lorsque l’on a dû enlever les arbres-écran.

Il fut bien sûr conserver la frange d’arbres située juste devant à l’ouest : Thuya occidental, Sapins bleus (traitement pour leur redonner de la vigueur) et quelques autres.

Cette butte devrait être destinée à un « îlot écologique » dans ce petit parc : un endroit fermé où on laisse la nature s’exprimer sans entretien. Un tel îlot existe au Jardin des plantes à Paris, non loin de la perspective principale. Cela ne pose aucun problème paysager. De même à Nantes où un jardin d’expression naturelle existe près des quais rénovés.

Un peu d’écologie urbaine : les arbres améliorent physiquement l’environnement urbain. Ils sont une présence de la nature en ville

On a l’impression que les arbres et autres ligneux ne sont ici vécus que comme des formes inertes, des éléments d’un spectacle visuel, d’une scénographie. Sont-ils vivants ? L’écologie urbaine, surtout développée à partir des années 70, a révélé une autre dimension des espaces verts urbains et des arbres. En bref, l’arbre (surtout lorsqu’il est adulte) contribue à modifier positivement le microclimat urbain. Chacun sait qu’il procure de l’ombre, bien recherchée pendant les étés continentaux alsaciens. Mais cela n’est pas tout : il humidifie notablement l’air, en brumisant sur place une quantité d’eau journalière non négligeable, nécessaire à sa physiologie (transpiration, évaporation). L’air sous un espace planté, est moins sec, plus agréable à respirer. Cette évaporation consomme localement de l’énergie et combinée à l’ombre, apporte aussi de la fraîcheur. Enfin, certains arbres particulièrement - à feuilles rugueuses ou velues (tilleul) ou garni d’aiguilles (conifères) - occasionnent une dépoussiération de l’air ambiant en captant mécaniquement ces particules. Il est admis que cela joue déjà entre une rue plantée et non plantée : l’air d’une rue plantée est plus sain que celui d’une rue sans arbre. Les poussières de l’air renferment beaucoup de germes. Le fait d’installer des maisons de repos ou de convalescence dans des parcs ne répondait pas seulement à un objectif décoratif…

Un square ancien ou un parc urbain suffisamment densément planté devient de ce fait un milieu semi-fermé (et semi-ouvert), un microclimat plus frais, plus humide que les abords, ce qui y favorise la santé des arbres eux-mêmes tout en procurant de l’agrément aux visiteurs. Il ne s’agit pas de défendre l’idée d’une « forêt urbaine » qui serait un milieu fermé avec ses ourlets d’arbustes fermant les bordures. Cela aurait bien des défauts pour l’usage. Mais au contraire, une trop forte ouverture ferait perdre au parc cette qualité d’îlot climatique favorable à bien des points de vue.

Trames vertes, coulées vertes, pénétrantes de verdure, îlots naturels, etc. l’idée de la nature en ville a beaucoup progressé au cours des 30 dernières années. « La nature doit pénétrer dans la ville comme l’air dans nos poumons, par des ramifications de plus en plus fines », dit la formule du suisse R. HAINARD. Loin de moi l’idée de proposer la reconstitution de la forêt riveraine de la diffluence de la Sinne (fossé) d’un lointain passé ! Simplement rappeler qu’un square ancien est aussi un lieu de nature, une possibilité d’observations en pleine ville comme me l’ont indiqué bien des personnes lors des visites et après. Certains usagers apprécient le côté naturel acquis par le square Steinbach.

Les arabesques taillées et fleuries : quelques éléments objectifs

Les arabesques proposées dans la partie ouest du square ont quelques aspects positifs. Comme précité, ils correspondent à des ajouts réguliers de la fin du romantisme paysager. Par ailleurs, ils sont un clin d’œil aux indiennes qui firent la fortune de Mulhouse. Enfin, ce sont des formes appréciées du public à cause de la grâce des courbes. Encore faut-il qu’elles soient maintenues et fleuries dans le détail avec les moyens appropriés ! Outre le choix de l’essence pour les haies miniatures pas si évident que cela (le buis doit être évité à cause de l’épidémie de pyrale - ne pas prendre le risque de variété soit-disant résistantes car on manque de recul - et l’on risque d’avoir tout à replanter ), la taille des haies et l’entretien des massifs de fleurs élégantes font grimper les besoins d’entretien à 2 personnes à temps plein. Par ailleurs, y aura-t-il un arrosage automatique ?

Mais le plus important n’est pas là : des arabesques finement fleuries doivent être protégées. Les usagers du square ne sont pas tous - loin s’en faut - respectueux des plantations, parfois de façon involontaire (enfants), parfois désinvolte. En soirée, après le film, les chiens réveillent leur maître endormi devant l’écran et l’amènent pour leur promenade vespérale au square ; pour les remercier, les maîtres leur accordent une grande liberté…

Les arabesques prévues sont très sensibles aux déjections canines, aux piétinements et autres mauvais traitements, et rien n’est plus vilain qu’une broderie végétale négligée et détériorée.

Il faut donc prévoir une clôturette basse extérieure pour empêcher tout accès à la broderie végétale : c’est indispensable, autant la placer initialement plutôt que de devoir la rajouter par la suite…

En clair, les temps économiques étant ce qu’ils sont et l’époque au court terme, je crains que cette arabesque ne devienne rapidement une broderie trouée et dégradée, et que son dessin d’origine n’ait été en fait qu’un paraître, un tape-à-l’œil.

Le rôle pratique d’un square : repos, tranquillité, semi-intimité, contemplation

L’objectif d’un square en ville se situe en contrepoint de la majorité des occupations urbaines : déplacements, occupations professionnelles, bruit, milieu minéral urbain, etc. Il doit offrir : un moment de calme, une pause dans la journée, une ombre fraîche en été, l’agrément d’un paysage composé, le plaisir de contempler les beautés du monde végétal, une promenade dans une ambiance agréable, un espace de jeux pour les enfants… le tout dans un site suffisamment propre et sécurisé.

Dans le square classique, il y a toujours la recherche d’un minimum d’intimité personnelle ou familiale. Passer des instants en dehors ou à distance du bruit et de la pollution, trouver la tranquillité pour une lecture…

Beaucoup de créations contemporaines, pour esthétiques qu’elles soient sont plus « intellectuelles », plus minérales, de structuration plus abstraite, etc. et correspondent à l’évolution urbanistique et architecturale, tandis que d’autres intègrent les notions d’écologie urbaine et de nature en ville.

Mais il s’agit ici du respect d’un square existant.

Propos conclusifs et propositions

En conclusion, il apparaît que le projet proposé par Mutabilis est une transformation radicale de l’ancien square, et non une rénovation respectueuse des antécédents. On fait tabula rasa du passé, considérant ce square comme vieillot et désuet et en ne respectant aucunement :

• le style romantique du square Steinbach (et aussi la personne historique de G. STEINBACH auquel il est dédié - comme le remarque désormais le Commissaire enquêteur). Question de conception : faut-il avoir l’idée de transformer un meuble d’époque, même usé, en meuble design ? Fallait-il raser la maison During comme le proposait l’architecte de la Ville à l’époque comme architecture dépassée ? La réponse est non. Mulhouse, plus que bien d’autres villes, a besoin de mettre en valeur son passé et son Patrimoine : celui-ci a été ô combien endommagé par la modernisation de la ville et un virage a été pris conduisant à la Ville d’Art et d’Histoire. Le square Steinbach fait partie à la fois de l’art paysager et de l’histoire de la Ville. Sa rénovation doit prendre en compte cette donne.

• les arbres historiques, majestueux et remarquables qui s’y trouvent. Comment à notre époque, dans une Ville qui a lancé un Plan vert et se réclame de l’Environnement et du Développement durable, supprimer sans scrupule un grand Cyprès déjà présent sur les photographies anciennes du Parc, sacrifier l’antique et vénérable Paulownia de la maison Steinbach ? Etc, etc. C’est au mépris de l’arbre en ville, de l’image récente que s’est donnée Mulhouse au passage de la ville grise vers la Ville verte…

• les nouvelles données de l’Écologie urbaine sachant que Mulhouse a été la 1ère Ville en France à se doter d’une Charte d’Écologie urbaine ! Quelle régression, quel retour à la courte vue ! Le déboisement programmé du Parc va modifier son microclimat valable pour le public comme pour les arbres isolés restants (voir plus haut).

Un éclaircissage trop violent vis-à-vis de la rue de Sinne n’est pas conseillé. Une trop grande ouverture par rapport à une artère circulée supprime l’effet de protection réel même s’il est imparfait (simple atténuation). Faible pour le bruit, il l’est moins pour les particules, poussières et autres effluents de la circulation qui pénétreront directement dans le square, au lieu soit d’être captés par la haie végétale, soit d’être renvoyés en hauteur et se diluant alors davantage.

• la bonne gestion future du Parc. Le refus d’une clôturette périphérique est incompatible avec la broderie végétale en arabesques et floraisons de qualité. Le square Steinbach est petit, n’est à l’échelle de la ville d’aujourd’hui, fait l’objet d’une forte pression d’usage (public, chiens, etc) : sa qualité esthétique dépend de sa protection permanente. Quel changement pour le square Salvator ! Par rapport au temps où, gestionnaire du Parc, je le retrouvais défoncé par des véhicules, motos même voitures et les pelouses, massifs, compositions florales saccagées… Il reste aussi à garantir les moyens supplémentaires pour un entretien soigné du nouveau Parc.

En un mot, dans le projet actuellement proposé, le square Steinbach est dénaturé. On éclate sa structure, réduit son intimité, y tronçonne des arbres prestigieux, refuse son histoire.

Ce projet est à revoir en profondeur…

Proposition

• Retravailler le concept de la rénovation du square en conservant une pertinente traçabilité de son style et de son histoire. Et en le replaçant dans le contexte mulhousien. Il sera également précieux d’abandonner la « vision visuelle » qui préside actuellement au projet, pour une attitude moins réductrice, ouverte à toutes les fonctionnalités d’un espace vert urbain.

• Revoir le respect de l’arbre en ville dans le projet Grand Centre et même sur la Ville, dans un esprit de préservation et de valorisation. Les arguments esthétiques doivent être relativisés et déclarés insuffisants. L’argument de « remplacement par des jeunes arbres » déshabillé : - quel sera le devenir de ces arbres, seront-ils mieux que les actuels ? - il faut attendre une trentaine d’années pour en profiter vraiment ; - un jeune arbre a plusieurs centaines de fois moins d’effets climatiques et biologiques qu’un arbre adulte.

• Prévoir la préservation et la mise en valeur des arbres historiques, majestueux et remarquables du parc Steinbach, avec des explications pédagogiques sur les plus remarquables.

• Regarder de près le traitement de la butte boisée afin d’éviter la fragilisation indirecte des grands arbres.

• Renoncer au déclassement du Parc. Tout déclassement libère les esprits déboiseurs.

• Accepter la clôture du Parc de façon esthétiquement discrète mais suffisamment efficace.

• Réfléchir à l’aménagement de la broderie en arabesque (essence, entretien, préservation…) de manière à ce que ce joyau prévu ne devienne pas une loque…

• Garantir la qualité de l’entretien exigeant des moyens supplémentaires.

La mémoire et l’histoire d’une ville sont essentielles.

Tout arbre majestueux ou séculaires est un symbole, un drapeau…

Cela dit,

• Proposer sur un site urbain à rechercher (même au-delà du Centre), un espace vert de facture très contemporaine, voire avant-gardiste, qui complèterait la panoplie existante et prouverait la continuité de Mulhouse en matière d’espaces verts de grande qualité.

JPR, le 16 octobre 2012

jp.reduron@hrnet.fr

Genévrier ancestral et ses troncs noueux sculpturaux

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Square Steinbach

Square Steinbach

Square Steinbach - Dossier analytique
Pourquoi supprimer ce savonnier ?

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La butte boisée

La butte boisée

La butte boisée

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Square Steinbach - Dossier analytique
Cyprès de Lawson devant le théâtre

Cyprès de Lawson devant le théâtre

If fastigie

If fastigie

Square Steinbach - Dossier analytique

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 12 Octobre 2012

Francis Fricker - Au nom du patrimoine

Article publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 12/10/2012

Au nom du patrimoine

Rappel des faits : ce mois d’août 2012, la consultation publique sur l’aménagement du parc Steinbach se tient paisiblement.

Le projet préparé par le cabinet Mutabilis est affiché à l’entrée du parc. Belles images de buis, de fleurs et d’enfants joueurs. Mais passant devant ces images presque par hasard, Francis Fricker fait un bond (voir les DNA du 18 août). Pour lui, le square Steinbach qui a le statut d’Espace boisé classé doit être protégé envers et contre tout, et surtout contre le projet de Mulhouse Grand Centre qui projette de le remanier complètement.

Son combat lui ramène très vite de nombreux alliés, puisque le rejoignent les autres membres de l’association Engelmann, puis le Cercle républicain Edouard Boeglin.

Francis Fricker se lance à corps perdu dans les archives, cherche à comprendre l’histoire de ce parc et tombe sur la donation du parc Steinbach à la ville, écrite en 1893 par Alfred Engel. Une découverte qui le conforte dans son engagement. En effet Alfred Engel y écrit, en français, que ce parc doit rester un lieu de calme, excluant les activités musicales ou commerciales. « Ce parc doit rester un site de tranquillité alors que dans Mulhouse Grand Centre, il s’agit d’en faire un lieu de passage intensif vers la gare. Ce qui est en contradiction avec la volonté des donateurs », explique-t-il.

Plutôt satisfait des conclusions du commissaire enquêteur, Francis Fricker ne baisse pourtant pas la garde tout en maniant l’humour : « Il ne fait aucun doute que la concertation que nous avons souhaitée aura été obtenue au fil de l’épée grâce à notre persévérance à travers un effort ininterrompu depuis le 17 août. Le loup est sorti du bois… pour se concerter avec le Petit Chaperon Rouge. Mais la Longue Marche continue ».

Prochain acte : ce samedi 13 octobre à 15 h 15 au parc Steinbach, promenade en musique avec Daniel Muringer. Reporté à dimanche en cas de pluie, même lieu, même heure.

Par FZ

http://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2012/10/12/au-nom-du-patrimoine

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 12 Octobre 2012

Square Steinbach : avis défavorable !

Nous publions ci-dessous quelques extraits du rapport rendu par le commissaire-enquêteur concernant le parc Steinbach. L'avis est très clairement défavorable : le projet actuel constituerait "une atteinte grave non seulement au patrimoine historique de la Ville de Mulhouse, mais aussi à la mémoire de Georges Steinbach".

"II – OBSERVATIONS ET COMMENTAIRES

C- Sur les avis du public en cours d’enquête :

[...] Il est incontestable qu’en l’état, le Square Steinbach est perçu par la population mulhousienne, et plus particulièrement par les riverains, comme un havre de repos et de promenade, conforme à l’usage souhaité par ses donateurs.

E. Sur la suppression du classement du site en « Espace Boisé »

[…] Après écoute des intervenants en cours d’enquête, à l’observation du site, à l’écoute de promeneurs lors d’une visite impromptue du parc, on ne peut que rester dubitatif sur l’opportunité d’utiliser le Square Steinbach pour « renforcer les connexions piétonnes entre la gare et l’hypercentre, entre la Place de la Paix et le centre piétonnier… ».

L’acception du mot « Square », les conditions de la donation et la volonté des donateurs ressortant de l’acte notarié conclu le 27 septembre 1894 s’opposent ostensiblement à la création d’un « espace où les limites de la ville et celles du jardin seront diffuses » et à la constitution « d’une nouvelle plateforme d’accès à l’hypercentre ».

Loin du « réenchantement » attendu par les initiateurs du projet, il apparaît clairement que la transformation du lieu en zone piétonnière urbaine végétalisée, constituerait une atteinte grave non seulement au patrimoine historique de la Ville de Mulhouse, mais aussi à la mémoire de Georges STEINBACH que ses héritiers ont voulu honorer par leur donation. Elles sont en tous cas incompatibles avec les conditions énoncées dans l’acte notarié et acceptées par délibération du Conseil Municipal de Mulhouse le 28 septembre 1894.

Le projet présenté à l’enquête publique constitue indubitablement un changement d’affectation de l’espace boisé classé du Square Steinbach. […]

En conclusion sur le fond, une levée de la protection d’espace boisé classé reposant sur le Square Georges STEINBACH ne peut être regardée que comme un changement d’affectation et de mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements existants.

III.- CONCLUSIONS

PAR LES MOTIFS CI-DESSUS EXPOSES, le commissaire enquêteur soussigné émet :

> Un avis défavorable à la suppression de la protection d’Espace Boisé Classé du Square Steinbach à Mulhouse

Ingersheim, 27 septembre 2012

Clément BOHLY

Commissaire Enquêteur"

Pour accéder à l'intégralité du rapport, cliquez ici.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 12 Octobre 2012

Réaménagement du Square Steinbach - Le commissaire enquêteur rend un avis défavorable

Dernières Nouvelles d'Alsace du 12/10/2012

Le projet renvoyé sur les roses

Le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable au projet de réaménagement du square Steinbach présenté par Jean Rottner et le cabinet Mutabilis. Il « constituerait une atteinte grave au patrimoine historique et à la mémoire de Georges Steinbach », dit-il. La Ville doit revoir sa copie.

C’est une rebuffade sur la forme et sur le fond que vient d’essuyer le maire Jean Rottner dans une étape importante du projet Mulhouse Grand Centre. Sa proposition de réaménagement du square Steinbach vient en effet de recevoir un avis défavorable du commissaire enquêteur Clément Bohly. Ce contretemps vient bousculer le calendrier initial en contraignant la municipalité à remettre le travail sur le métier, « une nouvelle étape dans le dialogue et la concertation » dit-elle, façon urbaine de reconnaître qu’en l’état actuel le projet est bel et bien retoqué et qu’elle va devoir tenir compte des conclusions rendues si elle ne veut pas courir au contentieux administratif. Et l’avis favorable émis dans le dossier voisin et connexe de la Cour du Musée des Beaux-arts, qui autorise le déclassement de cet Espace boisé classé (ce qui au demeurant signe l’arrêt de mort du vieux mais superbe paulownia) ne suffira sans doute pas à consoler la mairie.

« La volonté des donateurs… »

Mais pourquoi le commissaire enquêteur a-t-il rendu un avis défavorable à la suppression du classement en Espace boisé classé du square Steinbach ?

Sur la forme il relève d’emblée dans le préambule, non sans une pointe d’étonnement, que la Ville s’est permis des privautés.

« Ce n’est qu’avec beaucoup de retard qu’il a été donné suite à (nos) demandes d’informations et de prises de position sur les observations du public », relève-t-il. Il ajoute d’autre part « qu’à l’insu du commissaire enquêteur, l’autorité requérante a pris l’initiative de convoquer pour le 5 septembre 2012, après clôture de l’enquête publique, une réunion d’information du public s’ajoutant à celles qu’elle avait déjà organisées ».

Et rappelle en gras que la possibilité était ouverte d’organiser, « en concertation avec le commissaire enquêteur et sous l’autorité de celui-ci, une réunion d’information du public où, dans le cadre légal et démocratique, toute neutralité aurait été préservée »…

Voilà pour les remarques sur la forme, suffisamment inhabituelle pour être rapportées.

«Il est à craindre que...»

Sur le fond, le commissaire enquêteur donne en partie suite aux arguments avancés par certains défenseurs du patrimoine (lire ci-dessous).

« Une levée de la protection d’espace boisé classé reposant sur le square Steinbach ne peut être regardée que comme un changement d’affectation et de mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements », conclut-il.

Il précise que « même si les initiateurs du projet assurent que les arbres, qualifiés de remarquables, ainsi que certaines autres espèces ligneuses, seraient conservés, il est à craindre que les reprofilages des surfaces, les modifications dans les cheminements […] perturberont le système racinaire existant ainsi que l’équilibre symbiotique des micro-organismes du sol ».

Clément Bohly revient ensuite sur l’acception du mot ‘’square’’ et les conditions de sa donation, au coeur du dossier.

« La volonté des donateurs ressortant de l’acte notarié conclu le 27 septembre 1894 s’oppose ostensiblement à la création d’un « espace où les limites de la ville et celles du jardin seront diffuses » et à la constitution « d’une nouvelle plateforme d’accès à l’hypercentre »», (tels que décrits par la Ville), dit-il.

Éclaircir plutôt que déboiser

Mais tout n’est pas négatif dans les conclusions. L’idée d’éclaircir la végétation est validée.

« Il n’en reste pas moins qu’ « ouvrir le square sur son contexte architectural » irait indubitablement dans le sens d’une valorisation du patrimoine historique », indique-t-il, estimant que « les élagages et les tailles d’éclaircissement […] ne constitueraient pas une atteinte grave à l’intégrité de l’espace boisé du square ».

Bref, il y a un équilibre à trouver et c’est sur cet équilibre, entre patrimoine et modernité, que la Ville doit désormais rebondir et retravailler le projet de réaménagement.

par G.G., Dernières Nouvelles d'Alsace du 12/10/2012

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 9 Octobre 2012

Lettre ouverte au maire de Mulhouse

Francis Fricker, citoyen mulhousien et président de la Société Godefroy Engelmann, a envoyé au maire Jean Rottner une lettre ouverte à propos du parc Steinbach. Selon les délais légaux, les conclusions du commissaire-enquêteur sont arrivées en mairie et celle-ci a l’obligation de les rendre publiques pendant un an. Et comme rien n’a été annoncé à ce jour, malgré cette lettre ouverte, on peut légitimement se demander s’il y a quelque chose de dérangeant dans ce rapport.

« Monsieur le maire,

L’enquête sur la modification du PLU s’est achevée le 17 août 2012. Le commissaire enquêteur dispose d’un mois pour rendre ses conclusions, avec une légère marge de temps si les circonstances l’imposent (deux semaines au plus, d’usage) soit entre le 17 septembre et le 30 septembre. En conséquence ces documents sont en votre possession depuis cette date, délais postaux inclus.

L’article 8 de l’arrêté municipal d’ouverture de l’enquête du 8 juin 2012, paru dans les DNA, signé par le maire ou son représentant, dispose que « le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur pourront être consultés à l’issue de l’enquête, ceci pendant un an à compter de la date de clôture de l’enquête », soit à compter du 17 août 2012.

Au moment même où je vous écris la présente il y a donc tout lieu de penser que ces conclusions sont parvenues en mairie. J’ai en conséquence l’honneur de vous demander de bien vouloir me les faire communiquer afin que je puisse en prendre connaissance dès le lundi 8 octobre 2012. »

Francis Fricker

Lettre rendue publique dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, dimanche 7 octobre 2012.

Pour lire les pièces du dossier.

Pour signer la pétition.

Pour consulter les propositions.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 1 Octobre 2012

Parc Steinbach - La pétition

Pour SAUVEGARDER le PARC-SQUARE STEINBACH (1825)
et la PLACE DE LA PAIX
dans leurs aménagements actuels
ainsi que le QUARTIER ENVIRONNANT et ses STATIONNEMENTS
dans leur accessibilité aux usagers et touristes

Comme la Société Godefroy Engelmann l'a proposé :

1) nous demandons l'abandon du projet de déclassement et de modification du Parc Steinbach – trop coûteux, trop dangereux pour les arbres et massifs restants (on parle de plus de 50% à supprimer) et trop dommageable à l'Espace Boisé Classé existant ;

2) proposons que les travaux projetés se limitent à une cure de jouvence de l'espace boisé existant et au maintien du parc dans son organisation d'origine bientôt presque bicentenaire ;

3) proposons pour la sauvegarde des usagers et du commerce de centre ville :

- la recréation d'un nombre de parkings identique à celui des places à supprimer, soit près de plus d'une centaine (place G.Tell, rues Engel Dollfuss, Mittelbach, des Halles, des Trois Rois, place de la Paix).

- la création de navettes d'accès gratuites aux commerces du centre ville à assurer par un prélèvement sur le financement du budget global (plusieurs M€) de l'Aménagement du Grand Centre de la zone commerciale vieille ville.

4) proposons à la ville une rencontre pour trouver une conciliation sur ce sujet.

Je soutien ces propositions, qui seront adressées à la Société Godefroy Engelmann via son courriel : engelmann.patrimoine@gmail.com, afin qu'elle les porte auprès des instances publiques concernées et du conseil municipal de la ville de Mulhouse.

Les signataires

Pour signer, cliquer ici.

Pour accéder aux pièces du dossier.

Pour lire le rapport analytique rédigé par un ancien directeur du service des espaces verts de Mulhouse.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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Publié le 1 Octobre 2012

Sauvegarder le parc Steinbach
square historique du 19ème siècle

Propositions

Avec la société Godefroy Engelmann, nous lançons un appel à contribution des citoyens, notamment mulhousiens, de toutes appartenances, pour améliorer les propositions avancées ci-dessous concernant le parc Steinbach, et l’adresser à tous les élus du Conseil Municipal de la bonne et ancienne République de Mulhouse, fille aînée de la République Française, de même qu’aux autres élus locaux.

Le parc Steinbach, qui remonte à la période 1825, a par la suite été dessiné et réalisé selon les principes voulus par les frères Eugène et Denis Buhler, paysagistes français très renommés au 19ème siècle (on leur doit notamment le grand parc de « la tête d'OR » à Lyon).

Le parc actuel, d'une superficie de près d'un hectare au centre de Mulhouse, constitue un Espace Boisé Classé abritant une douzaine d'arbres remarquables et protégés.

Une modification en cours du Plan Local d'Urbanisme devrait permettre de supprimer le classement protecteur des 100 arbres de haute tige, 190 résineux (dont des cèdres) et plus de 1100 autres buissons, haies et massifs bas. Il ne restera pratiquement plus rien du parc d'origine.

Un aplanissement général des nombreux et discrets vallonnements actuels entraînera la réalisation d'un plateau de gazon uniforme surélevé. En conséquence, de nombreux arbres et massifs anciens du parc (on parle de plus de 50 % des existants) seront supprimés car leurs racines gêneront les nouvelles implantations.

Par ailleurs, le commerce voisin très fragilisé devra supporter la suppression de plus de 100 places de parking (Guillaume Tell, rues A. Engel, des 3 rois, Michelbach, des Halles, place de la Paix) déjà insuffisantes.

De plus, l’opération est d'un coût considérable : officiellement (le chiffre paraît anormalement faible, et minore probablement la réalité) environ un million et demi d'euros pour le seul parc, mais environ le triple probablement si l'on compte les abords, les rues avoisinantes, les places Guillaume Tell et de la Paix également programmées dans le projet global. Le coût d'entretien du parc sera multiplié par 5 voire par 7 selon les évaluations des techniciens.

Tout ceci pèsera lourdement sur les finances communales à venir. En période de crise économique, les collectivités locales ne doivent pas gaspiller l’argent public et encore moins en « supprimant » le patrimoine historique de la ville, qui exprime la chaîne de mémoire et de respect des générations qui nous ont transmises le plus beau de ce qu'elles possédaient alors, en témoignage de leur confiance en nous, leurs successeurs.

Mulhouse, labellisée « ville d'art et d'histoire » depuis 2009 et jusqu'en 2014, risque de perdre ce label de prestige international et se doit de préserver le capital historique de son âge d'or .

NOUS DEMANDONS

l'abandon du projet de déclassement et de modification du Parc Steinbach – trop coûteux, trop dangereux pour les arbres et massifs restants (on parle de plus de 50% à supprimer) et trop dommageable à l'Espace Boisé Classé existant.

NOUS PROPOSONS

1/ que les travaux projetés se limitent à une cure de jouvence de l’espace boisé existant et au maintien du parc dans son organisation actuelle, bientôt bicentenaire.

2/ pour la sauvegarde des usagers et du commerce de centre ville la recréation d'un nombre de parkings identique à celui des places à supprimer, soit près de plus d'une centaine (place G.Tell, rues Engel Dollfuss, Mittelbach, des Halles, des Trois Rois, place de la Paix).

3/ pour donner de l'oxygène, donc plus de clients, aux commerces voisins nous proposons, grâce aux économies réalisées sur cette opération la mise en place de navettes de bus gratuites, à financer sur le budget de l'opération « Grand Centre » (plusieurs M€), afin d'irriguer les commerces du centre-ville.

4/ nous demandons au conseil municipal en place de prendre en considération nos suggestions et nous proposons une rencontre de conciliation pour faire évoluer ce projet.

D'autres propositions viendront prochainement compléter celles ci-dessus.

Contact : engelmann.patrimoine@gmail.com

Pour signer la pétition.

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Rédigé par SOCIETE GODEFROY ENGELMANN

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